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REGISTRES DU BUREAU
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[i56o]
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l'estat ecclesiastique, de noblesse que du commung estat(1); auquel lieu, jour et heure vous ne fauldrez, vous ou voz commis et depputtez, vous y trouver, pour estre deliberé sur les remonstrances qui sont à faire au Roy nostredict Sr, suyvant les lettres à nous adressans, desquelles à ceste fin nous vous envoyons la coppie. Et pour faire lesd, remonstrances, adviserez de faire en vostre Hostel de Ville toutes assemblées que verrez bon estre à faire pour le faict desd, remonstrances . pour les faire en l'assemblée desd. Estatz par vous ou ceulx qui seront par vous commis et depputtez, telz que verrez bon estre; lesquelz commis et depputtez vous envoyrez ausd. Estatz, garnyz de tel povoir que l'affaire le requiert. Et à ceste fin avons donné charge à ce porteur de vous signiffier ce que dit est et bailler coppie desd, lettres, ace que vous n'en prétendiez cause d'ignorance.
"Faict ou Chasteletde Paris, soubz nostre signet,
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l'an mil cinq cens soixante, le xxe jour de Septembre, n
Signé : Goyer et Vallet.
De l'ordonnance et à la requeste dont coppie est cydessus transcripte, je Nicolas Addée, audiancier du Roy nostre Sr ou Chastelet de Paris, ay signiffié le contenu cy dessus à Mess™ les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, ad ce qu'ilz n'en pretendent cause de ignorauce, en parlant, assavoir, à noble homme Guillaume de Marle, seigneur de de Versigny, Prevost des Marchans, Nicolas Godeffroy, Nicolas Hac et Jehan Aubery, Eschevins de lad. Ville; lesquelz m'ont faict responce qu'ilz en delibereroient en plus grande assemblée, et faict, bailleront leurs responces.
Faict es presences de Jehan Mahiet, sergent de lad. Ville, et Philippes Du Boys, et autres, ausquelz j'ay baillé coppie des lettres patentes dénommées de l'autre part par moy Addée.
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CVII.
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Lettres du Roy.
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26 septembre i56o. (Fol. 73
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De par le Roy. "Trés chers et bien amez, nous vous avons dès le xxe de ce moys par noz lettres closes escript que vous eussiez à nous mander quelle deliberation vous avez prinse sur la moderation que Christofle Aubery, fermier des fermes de dix solz et quatre solz deux deniers sur muy de vin et de l'imposition sur le pastel et guesde entrant en nostre ville de Paris, pretend luy estre faict desd, fermes, tant du passé que pour l'advenir, et ce pendant vous aurions ordonné de ne passer oultre en la matiere, que premierement n'eussiez sur ce entendu nostre voulloir.
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Et pour ce que n'avez encores satisfaict à ce que dessus, ce que nous entendions estre par vous incontinant faict, nous vous en avons bien voullu faire ceste recharge, vous mandant, commandant et très expressement enjoignant par icelle que tout aussitost vous ayez à nous y satisfaire sans y faire faulte, car tel est nostre plaisir.
"Donné à Sainct Germain en Laye, le xxvie jour de Septembre mil v° lx. »
Ainsi signé : FRANÇOIS.
Et au dessoubz : Burgensis.
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CVIII. — Response ausd, lettres du Roy.
4 octobre i56o. (Fol. 73 v°.)
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Sire.
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trant en ceste ville de Paris, pour à quoy satisfaire, Sire, nous vous envoyons l'avis qui a esté à ceste fin donné, suyvant voz lettres patentes. Sire, nous prions le Createur vous donner en santé très longue et très heureuse vie.
"De Paris, ce 1111e Octobre mil vc lx."
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"Nous avons receu voz lettres qu'il vous a pleu nous escripre, par lesquelles nous mandez vous envoyer la deliberation que nous avons prinse sur la moderation que demandent les fermiers qui ont prins les fermes des dix solz et nn solz n deniers sur muy de vin, et de l'imposition du pastel et guesde en-
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O Cette convocation des trois ordres en une assemblée commune faite par la Prévôté causa, parait-il, de vives alarmes à la Cour, elle fut empêchée par le corps de ville parisien qui se plaignit au Roi et réclama le droit de convoquer le Tiers Etat. C'est alors que François II adressa au Prévôt de Paris l'ordre de faire déliberer séparément les trois États. (Cf. Picot, Histoire des Etats Généraux, LII, p. 29.)
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